Dans les Bouches-du-Rhône, un arrêté préfectoral interdit-il vraiment les baignades en piscine ?

Une bouée dans une piscine

La préfecture des Bouches-du-Rhône a surpris tout le monde en publiant le 23 avril dernier un arrêté préfectoral interdisant toutes les baignades en piscine. Une décision justifiée par les mesures de confinement en vigueur, mais difficile à accepter pour les habitants de la région. Pourtant, cet arrêté ne concerne pas tous les propriétaires de piscine, loin de là.

Les piscines privées ne sont pas concernées

L’arrêté préfectoral stipule clairement qu’il est interdit de se baigner dans les piscines publiques. Une décision d’autant plus logique que les piscines publiques ont été fermées depuis le mois de mars. L’arrêté précise également qu’il est interdit de se baigner dans une piscine privée, mais seulement si elle est à usage collectif. Ainsi, seules les piscines des résidences sont concernées.

Les propriétaires de maison qui viennent de souscrire à un crédit personnel pour creuser leur piscine naturelle sur leur terrain n’ont donc aucune raison de s’inquiéter. Il n’aurait pas mieux fait d’attendre l’année prochaine pour faire ses travaux et ils peuvent dès maintenant profiter de leur piscine. En revanche, les déplacements sont toujours interdits et il n’est pas question d’inviter ses amis et ses voisins.

Le Coronavirus peut-il se transmettre dans une piscine

L’arrêté préfectoral se base principalement sur les recommandations de la Société française d’hygiène hospitalière. Selon elle, le virus ne survit pas longtemps dans l’eau, mais une piscine trop fréquentée représente un risque. Si le nombre de personnes malades qui s’y baignent est important, la charge virale présente dans l’eau pourrait être suffisante pour contaminer les autres baigneurs, soit par le contact de l’eau avec les yeux, soit en buvant la tasse.

Dans tous les cas, les piscines naturelles ne sont pas plus ou moins dangereuses que les autres. Si le chlore aide vraisemblablement à supprimer le Coronavirus, il n’est pas suffisant en cas de forte fréquentation. De même, les piscines naturelles ne protègent pas plus contre le virus. Il est donc important de n’inviter personne pendant le confinement.

Une interdiction nécessaire selon la préfecture

La publication de cet arrêté préfectoral a surpris beaucoup d’habitants de la région. Effectivement, cette interdiction intervient plus d’un mois après le début du confinement. Cependant, la préfecture a expliqué que l’arrivée des beaux jours la rendait nécessaire. À l’inverse, tant qu’il faisait encore trop froid pour se baigner et qu’il n’était pas sûr que le confinement durerait, il était inutile d’interdire l’utilisation des piscines privées à usage collectif.

Pour le moment, aucune autre préfecture n’a pris la même décision. Néanmoins, même après la fin du confinement, il est fort probable que des mesures de sécurité soient appliquées et que l’interdiction des piscines en fasse partie.

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