Problème avec les alarmes de piscine

24 septembre 2008 par yann | Print Problème avec les alarmes de piscine

Le 10 Juillet 2008 2008 la DGCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) a demandé le retrait de la commercialisation de 5 modèles d’alarmes de détection de chute dans les piscines car toutes ont échoué au test de détection de chute d’un mannequin simulant un jeune enfant.

Les alarmes de détection d’immersion concernées sont :

  • Aqualarm DET10 commercialisé par Nexatis
  • Sensor Premium commercialisé par MG International
  • Sécuripool commercialisé par Securipool international
  • Alpool- JB 2005 commercialisé par JR International et Alpotec
  • Poolguard PGRM-2E commercialisé par Energie engineering

Attention : en 2009, certaines de ces alarmes sont encore en vente. Elles ont été un peu améliorées mais encore insuffisamment d’après la commission de la sécurité des consommateurs (voir lien ci dessous) qui continue de demander que l’on n’accepte pas que ces alarmes soient des éléments de sécurité reconnus par la loi pour protéger les piscines…

Liens intéressants sur ce sujet :

  • La page du minitère qui centralise cette question.
  • L’avis de la commission de la sécurité des consommateurs du 06/06. Émis à la suite de plusieurs accidents mortels d’enfants. La CSC y rappelle qu’elle s’est toujours opposé à la reconnaissance de ces systèmes de sécurité dans la loi sur la sécurité des piscines.
  • L’avis de la commission de la sécurité des consommateurs du 06/08. Suivi sur la sécurité des alarmes à immersion. Dans cet avis on apprend entre autre que la CSC voudrait que l’on retire des dispositifs de sécurité homologués les alarmes à immersion, ce qui est précisément reproché aux alarmes retirées du marché, et que l’alarme  SENSOR ESPIO de marque MG International est la seule qui respecte toutes les normes actuellement en vigueur.

Les exigences de la norme :

La norme NF P 90-307 de mai 2004 et son amendement de juillet 2005 prévoient essentiellement les exigences de sécurité et les méthodes d’essai suivantes :
  • fonctionnement 24h/24, en dehors des périodes pendant lesquelles le système est volontairement neutralisé,
  • présence d’une sirène intégrée ou déportée par liaison filaire,
  • commandes d’activation/désactivation :

> soit hors de portée des enfants de moins de 5 ans
> soit sécurisées pour les enfants et manœuvrables sans difficulté pour les adultes.

  • autonomie des batteries :

> photovoltaïques : 20 jours,
> rechargeables sur secteur : 6 heures de fonctionnement, 24 heures pour signaler une défaillance
> piles : 1 an, l’autonomie des piles devant être vérifiée selon une méthode d’essais définie à l’annexe B de la norme.

  • fonctionnement pendant et après exposition à la chaleur (70°C), au froid (- 25°C) et à la chaleur humide cyclique (55°C, 93 % d’humidité), mais les piles et batteries sont remplacées par une source d’alimentation externe pendant tous ces essais,
  • résistance à la pluie et aux éclaboussures,
  • arrêt manuel de la sirène,
  • affichage permanent de l’état du système : surveillance, hors surveillance,
  • mise en service et mise hors service par une commande spécifique qui ne peut être actionnée involontairement,
  • si un signal de défaillance existe alors il doit être sonore, différent du système d’alerte et peut être complété par un signal visuel permanent ;
  • puissance du signal d’alerte de 100 dBA minimum à un mètre, inférieure à 115 dBC valeur crête,
  • déclenchement en cas d’immersion d’une éprouvette à partir de 6 kg depuis la périphérie du bassin,
  • déclenchement en cas d’immersion d’une éprouvette à partir de 8 kg depuis les escaliers, les échelles, ou d’un plan incliné à 30 %,
  • pas de déclenchement intempestif dans des conditions précises, avec un système de filtration, un robot de nettoyage, ou en présence de vent
  • essai dit « au vent » (vent constant de 4 m/s, correspondant à 14,4 km/h ou force 3, petite brise et vent en rafale de 8,5 m/s, soit 30,6 km/h).

Mon point de vue.

Mon avis sur ce sujet, après avoir essayé de lire de bout en bout les différents rapports de la CSC, est que ces alarmes sont intéressantes pour obéir aux lois en vigueur en France (et éviter l’hypothétique amende de 45.000 euros – d’après la CSC elle ne rempli pas son rôle dissuasif et, encore aujourd’hui, beaucoup de piscines ne sont équipées d’aucun système de sécurité…). Elles ont aussi l’avantage d’être moins encombrantes et moins chères (prix : environ 500 euros) que des systèmes de clôture et de barrière qui pourraient ruiner l’intégration des piscines naturelles dans leur environnement. Par contre, il ne faut pas compter sur elles pour leur efficacité car, même si elle se déclenche correctement, il y a de grandes chances pour que le petit enfant soit mort avant que vous n’ayez pu intervenir…

Rappel du ministère :

La meilleure protection est la présence attentive d’adultes, qu’aucun dispositif technique ne saurait remplacer.

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Un commentaire

  1. jacques Laforet

    Effectivement on ne peut pas parler pour les alarmes de piscines de produits qui sont à cent pour cent efficaces et qui empêcheront quelqu´un de ne pas se noyer si personne ne se trouve à proximité. Cependant cela peut sauver des vies et de ce point de vue cela vaut la peine pour moi d´investir dans ce genre de produits quand des petits vivent tjs à la maison.
    http://www.surdemoi.com/conseil-dachat-choisir-une-alarme-pour-piscine-579733.html
    les alarmes portatives vont à mon avis aussi gagner en popularité et pourrait bien devenir indispensables dans les années à venir.
    je viens de voir aussi qu´on peut utiliser ce principe à la plage ce que je trouve vraiment rassurant pour les parents de jeunes enfants.

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