Principe de fonctionnement d’une piscine naturelle
L’idée de base est de reconstituer un milieu “naturel” dans lequel un équilibre biologique va s’installer.
A coté de la zone de baignade une zone de végétation va permettre d’entretenir la vie du bassin. La zone de végétation doit être d’une surface équivalente à celle de la zone de natation. Ce rapport est celui généralement admis et il y peut-être moyen de réduire la zone de végétation mais avec le risque de ne pas obtenir l’équilibre tant recherché.
La zone de végétation devra comprendre une zone assez profonde (au moins 1 mètre de profondeur) pour pouvoir installer des nénuphars et des plantes oxygénantes et une zone moins profonde (la lagune) pour y installer les plantes épuratrices sur un matelas de pouzzolane. Certains appellent la zone de végétation, zone de régénération et la lagune, zone de filtration.
On suggère parfois de faire des bassins séparés pour ces différentes zones mais cela oblige à installer un système de pompe alors qu’en réunissant toutes ces zones on peut tout à fait se passer de pompe et rendre ainsi la piscine encore plus écologique et naturelle.
J’aurais du mal à faire une présentation synthétique de l’équilibre biologique. Voici, à la place, une approche du rôle de quelques uns des acteurs de cet équilibre.
- Le soleil apporte son énergie en réchauffant l’eau, en éliminant certains germes pathogènes et surtout en permettent la photosynthèse qui servira aux plantes épuratrices ainsi qu’aux plantes oxygénantes.
- Les plantes épuratrices vont fixer les nutriments présents dans l’eau (nitrates et phosphates en particulier). Dans une eau trop “riche” (milieu eutrophe) on est presque sûr de voir les algues prendre le dessus.
- Les plantes oxygénantes vont permettre elles aussi de fixer les nutriments et en oxygénant l’eau elles permettront la vie de nombreuses bactéries et petits animaux.
- Les bactéries aérobies qui se développent dans l’eau et au niveau des racines des plantes épuratrices vont transformer les déchets organiques en nutriments assimilables par les plantes.
- Les daphnies vont se nourrir des micro algues et servir d’aliment de base aux autres animaux qui peuplent le bassin.
- Les animaux aquatiques (insectes, larves, crevettes, tritons, grenouilles, escargots d’eau… – évitez si possible les poissons) se nourrissent les uns des autres et assurent le brassage de l’eau. Ils font partie du charme des piscines naturelles.
- Les baigneurs interviennent eux aussi en enrichissant l’eau (sueur…) et en brassant les couches profondes de la zone de natation.
En fait une fois que la piscine été remplie d’eau et que les plantes ont été installées il n’y a plus rien à faire. A part un éventuel problème d’algues filamenteuse assez inévitable au démarrage d’une piscine remplie d’eau du robinet, l’équilibre biologique va se mettre assez rapidement en place (même si on dit souvent qu’il faut plusieurs années pour l’atteindre vraiment). Vous n’aurez ensuite rien d’autre à faire qu’un peut de jardinage aquatique et protéger le bassin de la chute des feuilles en posant un filet en automne.
Bonjour a tous,
).
, selon le pannel presente par Yann (merci encore d’etre aussi precis)… et la zone ou je peux placer le bassin de traitement sera naturellement ombrage des le milieu d’apres midi par l’ombre portee d’un batiment…
Tout d’abord un grand merci a Yann, pour la qualite/quantite d’informations presentes sur son site, Jeune architecte en mission au Laos, climat tropicale humide,je suis en mode recherche de datas sur les baignades naturelles “biologiques” depuis 8h, un paquet d’informations contradictoires et de prix variant de 2000 eur a 65000 eur! (pardon pour l’orthographe, je suis sur clavier anglais)
Je devais jusque la implanter une piscine en kit tradi (pompe filtrage sable+ chlore) de 6m*4m pour un hotel dont le jardin a “paysager” et equipe de la piscine, fait face au Mekong. Je trouvais la taille de la piscine derisoire compte tenue de sa fonctionnalite en periode touristique (taille trop petite).
Depuis hier je reflechis serieusement a la solution d’une baignade biologique (rien de definitif, mais je dois me decider rapidement, les pluies arrivent vite…) me permettant d’allier paysagisme aquatique et baignade. L’ensoleillement n’est pas un pb au Laos, je pense a l’installation de panneaux PV (il me faudra me fournir en Chine…) pour la pompe ,meme en saison des pluies, il y a un peu de soleil tous les jours, dans tous les cas,elle ne dure que 3 mois veritablement (le reste de l’annee il fait soleil
L’hotel s’approvisionne en eau pour sanitaires/douche/cuisine/entretien grace a une pompe reliee a une nappe situe a -30 m sous le niveau du jardin (-25 m sous niveau Mekong), elle servira aussi a approvisionner la baignade (ou piscine classique) selon le manager. Moi je pensais aussi a pomper l’eau du Mekong (je rejoins l’idee de Catherine avec un systeme de mise en mouvement de l’eau, et un renouvellement regulier ca devrait pouvoir fonctionner?…)en saison seche (fort courants, eau plutot propre et bien oxygenee graces aux rapides, plantes aquatiques fctionnelles deja presentes le long des rives /qd saison pluies, l’eau est somatre, la pluiereguliere, en + ou- forte quantite sur 3/4 mois peut suffir a alimenter mon bassin on peut rebasculer sur l’approvisionnement par la nappe)…
Ceci en reaction a Alpacks, avec qui je tombe d’accord, j’ai toujours connecte mon design a la nature, + respect de l’environnement/bien-etre (tout cela est evident depuis des lustres,et au fond il ne devrait meme plus en etre question…), mais l’ecologie aujourd’hui est devenue mode et lobby, servant celui de la construction, et le plus recent celui du “Bien-Etre”, donc je reste mefiante, et suis oblige d’agreer a l’argumentaion “beton” d’Alpacks, tout en etant seduite par le challenge de creer une baignade naturelle sans les inconvenients de la baignade dans le Mekong (courants forts meme pres de la berge, bouts de verres dans le sol,”proprete de l’eau en saison des pluies, meme si j’adore m’y baigner!!la clientele visee est plus “classe”…;-))
Mon principal probleme est la Temp. de l’eau qui ne doit pas depasser 24C a cause du dev. de staphilocoques (meme pas besoin d’acheter les plantes, il suffit d’aller se servir sur les bords de la riviere ac un local qui les connait bien+ les infos de Yann), les temperatures avant les pluies (mois le plus chaud) oscillent entre 30C et 40C, j’ai pense a un ombrage esthetique (structure bambou/bois, avec filtre solaire tresse en bambou ajoure en abondance ici, qui parerait aussi aux chutes de feuilles d’un arbre qu’ils veulent garder) sur la quasi totalite du bassin (ici ca cogne!, dc confort) qui me permettrai de limiter la montee de l’eau en T, cependant une partie des plantes filtrantes de la lagune et de la zone de regeneration peu profonde: 1m, doivent etre au soleil
Je suis challengeuse et passionnee (un peuKamikaze;-)lol), bricoleuse, mais je ne veux pas me lancer dans cette aventure en vain, une utopie doit etre realisable (faible budget, a prendre en compte ajout des panneaux PV/ rapidite de decision et de commencement de l’ouvrage)…Vos critiques/remises en question, aide a une prise de decision rapide sont les bienvenues….