La question des poissons dans les piscines biologiques

29 novembre 2008 par | Print La question des poissons dans les piscines biologiques

bouvière

Sur ce sujet 2 écoles s’affrontent : il y a ceux qui s’y opposent et ceux qui les autorisent. Je fais partie de la première école.

Pourquoi ne pas introduire de poissons dans sa piscine écologique .

  • Ce sont des prédateurs qui vont immanquablement réduire la biodiversité dans le bassin. Les grenouilles, en particulier, seront  moins nombreuses (les poissons mangent les têtards).
  • Leurs déjections vont augmenter le taux de nitrates dans l’eau et augmenter le risque de voir arriver des algues indésirables.
  • La nourriture que vous apporterez éventuellement accentuera encore plus le phénomène évoqué au point précédent.
  • Pour conserver une eau claire vous devrez sans doute installer de couteux systèmes de filtration mécaniques.
  • Certains poissons s’en « prennent » aux plantes (carpes Koï en particulier) et empêchent les plantations dans le bassin de baignade. On peut remédier à cela en séparant la zone de régénération du bassin de baignade mais cela complique la conception de l’ensemble et oblige à utiliser une pompe pour faire passer l’eau d’un bassin à l’autre.

Les sortes de poisson à proscrire.

Je veux parler ici en particulier des poisson d’ornement habituels que sont les carpes Koï et les poissons rouges. Les carpes à causes des dégâts qu’elles feraient aux plantation et les poissons rouge pour leur faible intérêt et leur propension à pulluler.

Les sortes de poissons que l’on peut accepter.

Les petits poissons de votre région sont une option intéressante. Citons les épinoches (comportement très intéressants), les vairons, les ablettes, les achigans (au Canada), les bouvières (ont besoins de moules pour leur reproduction). Quoi qu’il en soit, il ne faut surtout pas les nourrir car ajouter de la matière organique au bassin conduira à augmenter considérablement le taux de nitrates.

L’astuce du poisson unique.

Pour limiter le risque de domination de l’écosystème par les poissons, vous pouvez envisager de n’introduire qu’un exemplaire de chaque sorte des poissons que vous aurez choisis. Si ce ne sont pas des femelles pleines, vous ne risquez ainsi pas de les voir se multiplier au détriment de tout les autres habitants du bassin. C’est un peu l’arche de Noé à l’envers !

Attention à l’introduction non désirée des poissons.

Le poisson qui illustre cet article (nous pensons que c’est une bouvière) a été péché dans notre bassin quelques mois après sa mise en eau sans qu’il y ait été introduit délibérément. Nous avons 2 hypothèse pour expliquer sa présence (ainsi que quelques dizaines de ses congénères…) :

  • Quand nous sommes allés prélevés quelques plantes, têtard et larves diverses dans la mare de la colline des Marchenelle à Villeneuve d’Ascq, nous avons aussi emporté des alevins de ce petit poisson.
  • En achetant des moules d’eau, nous avons introduit ces poissons. en effet ces poissons ont absolument besoin des moules d’eau (anodonte) pour se reproduire. Ils pondent leurs œufs à l’intérieur des moules…

En tout cas cette bouvière est là pour signaler qu’il va être assez difficile de ne jamais avoir de poissons dans sa piscine et que les « générations spontanées » de poisson sont une chose assez courante (œufs ou alevins qui voyagent sur les pattes des canards ou accrochés au plantes achetées dans les pépiniéristes ou données par des collègues).

Les prédateurs des poissons.

Dans le bassin les poissons sont tout en haut dans la chaine alimentaires. Il n’ont pas de prédateurs et leur population risque fort de prendre le dessus sur les autres habitants du bassin. Heureusement, il existe, en dehors du bassin un prédateur efficace pour limiter la population de poisson : le Héron. Certains tendent des fils de nylon en travers de leur bassin à 30 centimètres au dessus de l’eau pour les empêcher de sévir, d’autres utilisent des faux hérons en plastique pour essayer de les dissuader et d’autres, enfin, laissent faire la nature… En ce qui me concerne ce sont surtout mes grenouilles que je veux protéger…

 

4 commentaires

  1. Bastien Gauthier

    Bonjour, j’ai une piscine qui l’hiver (comme toutes les piscines) tourne. J’aimerai y introduire des poissons pour par exemple manger des algues. Penseez vous que c’est possbile ?

  2. cartoonita

    Eh mais les hérons mangent AUSSI les grenouilles !!!
    Bon courage avec vos poissons indésirables…. à la casserole ? 😉

  3. NANA

    Coucou , on aimerait installer un etang mais la moitiee de la famille veut une piscine donc esperions faire un « melange » donc mettre des poissons mais pouvoir nager avez-vous des idées des sortes de poissons qui pourrai nous convenir
    ??
    MERCI !<

  4. Christophe

    salut, je pensais a introduire des poissons « garra rufa », (des poissons docteurs, mangeur de peau mortes), car ils luttent efficacement contre les maladies de peau dont le psoriasis, eczema etc..

    étant moi-même atteint de psoriasis, j’aimerai fortement y mettre ce genre de poissons.
    effectivement, ca me permettrait de me soigner sans dépenser beaucoup d’argent en spas (spécifiques poissons mangeur de peau morte).

    donc si j’introduisais un poisson ce serait celui la.
    mais je ne sais absoluement pas comment m’y prendre pour que cela puisse fonctionner.
    et surtout, si c’est possible…

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